💧 Hydraulics·Calculateur en ligne gratuit·Metric & Imperial·Dernière révision
Le jet se resserre jusqu'à près de soixante pour cent de la section du trou juste à l'aval, et c'est de là que provient l'essentiel du coefficient de débit.
L'eau qui sort d'un orifice atteint la vitesse qu'elle aurait après une chute libre de la hauteur de charge qui la surmonte : V = √(2gh). Saisissez le diamètre de l'orifice, la charge et le coefficient de débit pour obtenir le débit, cette vitesse théorique et la vitesse moyenne réelle à travers l'ouverture. Comme le débit dépend de la racine carrée de la charge, la doubler ne l'augmente que de 41 %.
Calculateur
Units:
mm
Diamètre de l'ouverture
m
Hauteur de la surface libre au-dessus de l'axe de l'orifice
Appuyez sur Calculer pour obtenir la section de l'orifice, la vitesse théorique de Torricelli, le débit réel et la vitesse moyenne à travers l'ouverture géométrique. L'écart entre vitesse théorique et vitesse réelle, c'est le coefficient de débit à l'œuvre.
Step-by-Step Solution
Aide au prédimensionnement. Results follow the published formulas cited
below and are intended for estimating, study and early design. Final design must be
verified by a licensed Professional Engineer against the code in force for your project.
Points clés
✓Applique le théorème de Torricelli avec un coefficient de débit explicite
✓Sépare la vitesse théorique de la vitesse réelle à travers l'ouverture
✓Rend immédiatement visible la relation en racine carrée de la charge
✓Alerte quand l'hypothèse de petit orifice cesse d'être valable
✓Le graphique de sensibilité montre l'aplatissement de la courbe de débit
✓Liens partageables et export CSV pour vos notes de conception
Qu'est-ce qu'un orifice de décharge ?
Le théorème de Torricelli énonce qu'un fluide s'échappant par une ouverture atteint la même vitesse qu'un corps tombé librement depuis la surface libre : V = √(2gh). Il découle directement de l'équation de Bernoulli, les hauteurs de pression et de vitesse à la surface étant pratiquement nulles. Multiplier cette vitesse par la section de l'ouverture donne le débit théorique, toujours supérieur au débit réel.
La vena contracta
Le fluide qui aborde un trou à arête vive arrive de toutes les directions et ne peut pas virer instantanément : le jet continue donc de converger après avoir quitté la plaque et atteint sa section la plus étroite environ un demi-diamètre à l'aval. Cet étranglement est la vena contracta, et sa section vaut à peu près 0,61 à 0,64 fois l'ouverture géométrique. C'est cette contraction, et non le frottement, qui explique principalement qu'un orifice à arête vive ait un coefficient de débit d'environ 0,62.
Pourquoi le comportement en racine carrée compte
Comme Q dépend de √h, un orifice réagit très faiblement aux variations de charge. Doubler la charge n'augmente le débit que de 41 % ; la quadrupler le double. Comme organe de réglage c'est une faiblesse — un orifice est un étrangleur grossier — mais comme limiteur c'est tout l'intérêt. Un réservoir se vidant par un orifice relâche un débit quasi constant tout au long de sa vidange, ce qui est exactement le comportement qu'exige un dispositif d'écrêtement.
Formule
Q = Cd · A · √(2gh)
Débit par un petit orifice sous une charge h, avec un coefficient de débit Cd
Formules associées
V = √(2gh)
A = π · D² / 4
Cd = Cc · Cv
h = (Q / (Cd·A))² / 2g
Définition des variables
Symbole
Variable
Unit
Description
Q
Débit
L/s
Débit volumique réel traversant l'orifice.
Cd
Coefficient de débit
—
Rapport du débit réel au débit théorique. Environ 0,62 pour un trou à arête vive.
A
Section de l'orifice
mm²
Section géométrique de l'ouverture, avant toute contraction du jet.
h
Charge
m
Hauteur de la surface libre au-dessus de l'axe de l'orifice.
Cc
Coefficient de contraction
—
Section de la vena contracta divisée par la section géométrique, typiquement 0,61 à 0,64.
Cv
Coefficient de vitesse
—
Vitesse réelle du jet divisée par la vitesse de Torricelli, typiquement 0,97 à 0,99.
Comment utiliser ce calculateur
Mesurez la charge jusqu'à l'axe de l'orificeLa charge est la distance verticale de la surface libre au centre de l'ouverture, et non à son bord supérieur ou inférieur. Pour un petit orifice l'écart est négligeable ; pour un grand il ne l'est pas, et le calcul doit alors être intégré sur la hauteur de l'ouverture.
Choisissez le coefficient de débit d'après la géométrie réelleUn trou à arête vive dans une plaque mince vaut environ 0,62. Un ajutage court rapporté sur l'ouverture monte à près de 0,80 parce que le jet se redilate et le remplit. Un pavillon bien arrondi approche 0,97. L'écart entre les extrêmes dépasse 50 % du débit.
Vérifiez l'hypothèse de petit orificeLa formule suppose une charge pratiquement uniforme sur toute l'ouverture, ce qui exige qu'elle vaille plusieurs fois le diamètre. Ce calculateur signale les cas où elle est inférieure au double du diamètre, point à partir duquel le résultat n'est plus qu'indicatif.
Assurez-vous que la sortie est dénoyéeLe théorème de Torricelli suppose que le jet débouche à l'air libre. Si l'orifice est noyé, prenez comme charge la différence entre les deux plans d'eau plutôt que la profondeur sous la surface amont.
N'oubliez pas l'effet d'une charge décroissanteÀ mesure qu'un réservoir se vide, la charge baisse et le débit baisse avec sa racine carrée. Le débit instantané que donne ce calculateur ne vaut que pour cette charge : le temps de vidange exige d'intégrer sur l'abaissement du plan d'eau.
Exemples résolus
Example 1
Un orifice à arête vive de 50 mm dans la paroi d'un réservoir débouche à l'air libre sous une charge de 2,0 m. Le coefficient de débit vaut 0,62.
Solution étape par étape
Section de l'orifice : A = π × 50²/4 = 1 963,5 mm² = 1,9635×10⁻³ m²
Vitesse de Torricelli : V = √(2gh) = √(2 × 9,81 × 2,0) = √39,24 = 6,264 m/s
Débit théorique : 1,9635×10⁻³ × 6,264 = 12,30 L/s
Débit réel : Q = Cd × A × √(2gh) = 0,62 × 12,30 = 7,626 L/s
Vitesse moyenne dans l'ouverture géométrique : 7,626/1,9635 = 3,884 m/s
Interprétation : le jet lui-même file à près de 6,2 m/s, mais il n'occupe qu'environ 62 % de l'ouverture au niveau de la vena contracta. La vitesse moyenne sur tout le trou est d'autant plus faible.
Example 2
Le même orifice avec la charge portée de 2,0 m à 4,0 m — un doublement.
Solution étape par étape
Vitesse de Torricelli : V = √(2 × 9,81 × 4,0) = √78,48 = 8,859 m/s
Face aux 7,626 L/s sous 2,0 m, cela ne fait qu'une hausse de 41,4 %
Le rapport vaut exactement √2 = 1,414, puisque Q est proportionnel à √h et que la charge a doublé
Pour doubler le débit, il faudrait au contraire quadrupler la charge : de 2,0 m à 8,0 m.
C'est pourquoi un orifice est un mauvais étrangleur : régler le débit revient à déplacer la charge du carré de la variation recherchée.
Et c'est aussi pourquoi c'est un excellent limiteur. Un bassin d'écrêtement des eaux pluviales se vidant par un orifice relâche un débit quasi constant sur presque toute sa vidange, ce qu'exige précisément une autorisation de rejet.
Sensibilité à la charge
Le débit suit la racine carrée de la charge : la courbe monte donc fortement au début puis s'aplatit nettement. C'est ce qui fait d'un orifice un mauvais étrangleur et un bon limiteur de débit — une grande variation de charge ne produit qu'une variation modeste de débit. Le repère indique votre charge actuelle.
Débit vs Charge au-dessus de l'orifice
Recomputed live from your inputs. The marker shows your current value.
Line chart of Débit against Charge au-dessus de l'orifice. The same
values are listed in the data table below.
Values plotted above, sampled across the charge au-dessus de l'orifice range.
Comment interpréter le résultat
Le débit est le résultat principal, mais le rapport entre les deux vitesses indique de combien le jet se contracte, et le rapport charge sur diamètre dit si les hypothèses tiennent.
Débit: < 1Faible débit — échelle d'un limiteur
Un débit de your result L/s se situe dans la plage d'un limiteur de débit ou d'un petit exutoire. À cette échelle l'orifice s'obstrue facilement : une grille de retenue des flottants et un accès pour le nettoyage comptent alors davantage que le calcul hydraulique lui-même.
Débit: 1 – 50Orifice de régulation courant
Un débit de your result L/s est typique d'un exutoire d'écrêtement ou d'une vidange de réservoir. Confirmez que le coefficient de débit correspond à la géométrie réelle de l'arête : l'écart entre un trou vif et une entrée arrondie dépasse 50 % de cette valeur.
Débit: ≥ 50Débit élevé — vérifiez les hypothèses
Un débit de your result L/s suppose une grande ouverture ou une forte charge. Vérifiez que la charge vaut plusieurs fois le diamètre de l'orifice, faute de quoi l'hypothèse de petit orifice tombe et la pression sur l'ouverture est loin d'être uniforme.
Vitesse de Torricelli: ≥ 10Vitesse de jet élevée
Une vitesse de Torricelli de your result m/s produit un jet doté d'une quantité de mouvement importante. Les surfaces situées à l'aval demandent une protection contre l'érosion, et la force de réaction sur le réservoir n'est pas négligeable : elle vaut ρQV, ce que l'on oublie souvent en dimensionnant les ancrages.
Erreurs courantes à éviter
Omettre le coefficient de débit
Why it matters:Multiplier la vitesse de Torricelli par la section géométrique donne le débit théorique, qui surestime le débit réel d'environ 60 % pour un trou à arête vive. Le jet se contracte après avoir quitté la plaque : il n'occupe donc jamais toute l'ouverture.
✓How to avoid it:Appliquez toujours Cd. Retenez 0,62 pour une arête vive sauf si la géométrie justifie autre chose : l'exemple ci-dessus donnerait 12,30 L/s au lieu de 7,63 L/s sans lui.
Employer le même Cd pour toutes les géométries
Why it matters:Le coefficient dépend fortement de l'arête. Une plaque à arête vive donne environ 0,62, un ajutage court près de 0,80, et un pavillon bien arrondi près de 0,97 — un écart de plus de 50 % pour la même ouverture nominale.
✓How to avoid it:Choisissez le coefficient d'après le détail réel. Là où la géométrie est incertaine, la valeur d'arête vive est le choix sécuritaire du point de vue de la capacité.
Supposer que le débit est proportionnel à la charge
Why it matters:Il est proportionnel à la racine carrée de la charge. Doubler la charge augmente le débit de 41 % et non de 100 %, ce qui prend en défaut quiconque dimensionne un orifice en extrapolant depuis un cas connu.
✓How to avoid it:Travaillez avec √h de bout en bout. Pour doubler le débit, quadruplez la charge — ou changez le diamètre, qui agit sur le débit comme le carré.
Appliquer la formule à un grand orifice
Why it matters:L'équation suppose une charge uniforme sur toute l'ouverture. Lorsque le diamètre de l'orifice approche la charge, le haut de l'ouverture voit bien moins de charge que le bas, et une valeur unique de h ne la représente plus.
✓How to avoid it:Lorsque la charge est inférieure à environ deux fois le diamètre, intégrez sur la hauteur de l'ouverture. Ce calculateur signale cette condition.
Prendre la profondeur sous la surface pour un orifice noyé
Why it matters:Un orifice noyé débouche contre un plan d'eau aval et non contre l'atmosphère. La charge motrice est la différence entre les deux plans d'eau, qui peut ne représenter qu'une petite fraction de la profondeur amont.
✓How to avoid it:Prenez la différence de niveaux. Un orifice noyé présente en outre un coefficient de débit légèrement différent, en général un peu inférieur à celui du débouché dénoyé.
Traiter le débit comme constant pendant la vidange d'un réservoir
Why it matters:La charge baisse à mesure que le réservoir se vide, et le débit baisse avec sa racine carrée. Le débit instantané à charge pleine surestime nettement la moyenne sur toute la vidange.
✓How to avoid it:Pour le temps de vidange, intégrez le débit sur la charge décroissante. Pour un réservoir prismatique vidé entièrement, le temps vaut le double du volume divisé par le débit initial.
Applications pratiques
▸Dimensionner les orifices de régulation pour l'écrêtement des eaux pluviales
▸Estimer le débit sortant d'un réservoir ou d'une retenue
▸Concevoir les ouvertures de vidange et de décharge d'urgence
▸Vérifier la capacité d'une plaque limitatrice existante
▸Estimer la fuite par un trou dans une capacité ou une conduite
▸Dimensionner des diaphragmes pour la mesure de débit
Cas d'usage par secteur
Gestion des eaux pluviales
Les bassins d'écrêtement se vident par un orifice délibérément sous-dimensionné pour que le débit de fuite respecte une autorisation de rejet. Le comportement en racine carrée explique pourquoi l'approche fonctionne : le débit de fuite reste dans une bande étroite pendant l'essentiel de la vidange du bassin.
Réservoirs de procédé et de stockage
Les temps de vidange sont fixés par la taille de l'orifice, et il faut les intégrer sur la charge décroissante plutôt que les tirer du débit initial. Pour un réservoir prismatique, le résultat exact vaut le double du volume divisé par le débit initial — un contrôle utile de toute réponse numérique.
Mesure de débit
Les diaphragmes montés en conduite déduisent le débit de la pression différentielle à leurs bornes, avec cette même relation en racine carrée. Leurs coefficients de débit sont normalisés et dépendent du nombre de Reynolds, d'où le fait qu'un compteur dimensionné pour le débit nominal mesure mal à faible débit.
Conseils pratiques
💡Le débit suit √h — doubler la charge donne 41 % de débit en plus, pas 100 %.
💡Le diamètre agit comme le carré : c'est un levier bien plus puissant que la charge.
💡Le Cd d'une arête vive vaut environ 0,62 ; un pavillon arrondi atteint 0,97.
💡La vena contracta se forme environ un demi-diamètre à l'aval de la plaque.
💡Pour un orifice noyé, prenez la différence des plans d'eau comme charge.
💡Un réservoir prismatique se vide en deux fois le volume divisé par le débit initial.
Avantages et limites
Avantages
✓Application directe du théorème de Torricelli avec un coefficient explicite et ajustable
✓Sépare la vitesse théorique de la vitesse réelle, rendant la contraction visible
✓Signale la condition charge sur diamètre où l'hypothèse de petit orifice tombe
✓Assez rapide pour itérer une taille d'orifice face à un débit visé
✓Assez simple pour être vérifié à la main pendant une revue de conception
Limites
!Suppose un petit orifice avec une charge pratiquement uniforme sur l'ouverture
!Suppose un débouché dénoyé à l'air libre ; un orifice noyé exige la différence de niveaux
!Donne le débit instantané à la charge indiquée, pas une moyenne sur la vidange
!Le coefficient de débit doit être fourni et constitue la principale source d'incertitude
!Ne tient pas compte de la vitesse d'approche dans la capacité
!Suppose une ouverture circulaire ; les autres formes se contractent différemment
!Ne modélise pas l'obstruction partielle, qui est la défaillance réelle la plus fréquente des petits orifices
Un orifice de 50 mm sur une plage de charges
La même ouverture à arête vive de 50 mm avec Cd = 0,62. La charge est multipliée par dix-huit au fil du tableau ; le débit seulement par quatre et quart.
Orifice à arête vive de 50 mm, Cd = 0,62, débouché dénoyé. Chaque doublement de la charge multiplie le débit exactement par √2 = 1,414. Dix-huit fois la charge n'achète que 4,24 fois le débit — le comportement qui définit un orifice.
Q = Cd·A·√(2gh), où A est la section de l'ouverture, h la charge au-dessus de l'axe et Cd le coefficient de débit. Un orifice à arête vive de 50 mm sous 2 m de charge laisse passer 7,63 L/s. Sans le coefficient, le résultat ressort 60 % trop haut.
Qu'est-ce que le théorème de Torricelli ?
Qu'un fluide s'échappant par une ouverture atteint la vitesse qu'il aurait après une chute libre de la hauteur de charge qui le surmonte, V = √(2gh). Il découle directement de l'équation de Bernoulli, les hauteurs de pression et de vitesse en surface étant quasi nulles.
Quel est un coefficient de débit typique ?
Environ 0,62 pour un trou à arête vive dans une plaque mince, près de 0,80 pour un ajutage court, et jusqu'à 0,97 pour un pavillon bien arrondi. La géométrie de l'arête pèse davantage que tout le reste sur le résultat.
Qu'est-ce que la vena contracta ?
La section la plus étroite du jet, qui se forme environ un demi-diamètre à l'aval d'une ouverture à arête vive. Sa section vaut à peu près 0,62 fois la section géométrique, ce qui explique principalement que le coefficient de débit prenne cette valeur.
Pourquoi doubler la charge ne double-t-il pas le débit ?
Parce que le débit est proportionnel à la racine carrée de la charge. Doubler h multiplie le débit par √2, soit 41 %. C'est en quadruplant la charge que l'on double le débit, ce qui est rarement praticable sur une installation réelle.
Quel est l'effet du diamètre de l'orifice sur le débit ?
Il agit comme le carré, la section étant proportionnelle à D². Doubler le diamètre quadruple le débit, ce qui en fait un levier de conception bien plus puissant que la charge disponible. Le réduire de 10 % fait chuter le débit de près de 19 %.
Comment calculer le temps de vidange d'un réservoir ?
En intégrant le débit sur la charge décroissante, puisque le débit diminue à mesure que le niveau baisse. Pour un réservoir prismatique vidé entièrement, le résultat se simplifie en deux fois le volume divisé par le débit initial. Le débit initial pris seul surestime nettement la moyenne.
Quelle charge retenir pour un orifice noyé ?
La différence entre les plans d'eau amont et aval, et non la profondeur de l'orifice sous la surface amont. Le coefficient de débit est en outre légèrement plus faible que pour un débouché dénoyé à l'air libre. Un orifice noyé peut donc débiter bien moins que sa profondeur ne le laisse croire.
Pourquoi utilise-t-on des orifices pour l'écrêtement des eaux pluviales ?
Parce que la relation en racine carrée rend le débit de fuite peu sensible à la charge. Un bassin se vidant par un orifice relâche un débit quasi constant sur presque toute sa vidange, ce qui correspond exactement à ce qu'exige une autorisation de rejet.
Quand l'hypothèse de petit orifice tombe-t-elle ?
Lorsque la charge ne vaut pas plusieurs fois le diamètre. La formule suppose une pression uniforme sur l'ouverture et, dès que celle-ci représente une fraction notable de la charge, le haut et le bas voient des charges nettement différentes. Le calculateur signale ce cas en dessous du double du diamètre.
Glossaire
Orifice
Ouverture par laquelle un fluide s'écoule, employée pour réguler ou mesurer un débit.
Théorème de Torricelli
Que la vitesse d'écoulement vaut √(2gh), la vitesse de chute libre correspondant à la charge au-dessus de l'ouverture.
Coefficient de débit
Rapport du débit réel au débit théorique, combinant les effets de contraction et de vitesse.
Vena contracta
La section la plus étroite du jet, à l'aval d'un orifice à arête vive.
Coefficient de contraction
Section de la vena contracta divisée par la section géométrique de l'ouverture, typiquement 0,61 à 0,64.
Coefficient de vitesse
Vitesse réelle du jet divisée par la vitesse théorique de Torricelli, typiquement 0,97 à 0,99.
Orifice noyé
Orifice débouchant sous un plan d'eau aval, mû par la différence de niveaux.
Pavillon
Entrée arrondie qui supprime la contraction et porte le coefficient de débit vers 0,97.
Écrêtement
Restriction délibérée du débit d'eaux pluviales pour limiter la pointe sortant d'un site.
Débouché dénoyé
Débouché à l'air libre, sans plan d'eau aval influençant l'écoulement.
Références scientifiques et normatives
Torricelli, E., Opera Geometrica — De Motu Aquarum (1644) — Florence, 1644
ISO 5167 — Measurement of fluid flow by means of pressure differential devices inserted in circular cross-section conduits — International Organization for Standardization
Massey, B. S., Mechanics of Fluids, 9th Edition — Chapter 3: Flow Measurement — CRC Press
CIRIA C753 — The SuDS Manual, Chapter on Flow Control Devices — Construction Industry Research and Information Association
Idelchik, I. E., Handbook of Hydraulic Resistance, 4th Edition — Begell House
Conclusion
Le débit par un orifice est la vitesse de Torricelli multipliée par la section et par un coefficient, et les deux choses à retenir tiennent toutes deux à la faiblesse de sa réponse. Le débit suit la racine carrée de la charge : dix-huit fois la charge n'achète que quatre fois et quart le débit — mauvais comme étrangleur, idéal comme limiteur, et c'est là-dessus que repose tout l'écrêtement pluvial. Et le coefficient de débit fait plus de travail que la géométrie ne le suggère : 0,62 pour un trou à arête vive contre 0,97 pour une entrée arrondie, soit 56 % d'écart pour la même ouverture nominale, si bien que le détail de l'arête mérite plus d'attention que la tolérance sur le diamètre. Là où le diamètre compte, en revanche, il compte doublement, agissant sur le débit comme le carré : c'est donc lui le levier efficace lorsqu'un orifice doit être redimensionné.
Saisissez votre diamètre, votre charge et votre géométrie d'arête ci-dessus pour dimensionner un orifice.